Rechercher
  • Jeunes Chasseurs d'IDF

📯🐏Séjour chamois 2018🐏📯

Quatre jeunes du Club des jeunes chasseurs d’Île-de-France sont partis découvrir, il y a une dizaine de jours, l’une des plus belles et exigeantes chasses : celle du chamois à l’approche, dans les Hautes-Alpes.



Qu’elles furent longues, les sept heures de route, pour rejoindre le Champsaur ! Accueillis sur les territoires de l’ONF (forêts domaniales de Chaillol et de Chaudun), nous avons pu prendre la mesure de cette chasse d’exception. Le vendredi fut studieux, avec formation théorique sur les ongulés de montagne et leur chasse le matin, puis exercices pratiques de tir (bien nécessaires) l’après-midi. Le samedi et le dimanche étaient consacrés à la chasse.

C’est à la lumière des lampes frontales que nous avons pu nous élancer sous la pluie et dans la brume qui régnaient sur la montagne. Une fois sortis des nuées, c’est sous les flocons que nous avons poursuivi notre route, droit vers les crêtes. A la faveur d’une légère amélioration de la visibilité en fin de matinée, le binôme parti sur Chaudun (Antoine et Marion) a pu observer ses premiers animaux, tétras, bartavelle, boucs et mouflons. De versant en versant, les observations se sont multipliées, mais les chevreaux tant recherchés manquaient à l’appel. En début d’après-midi, Marion doit renoncer à cause de douleurs à la cheville. Bien guidé par Cédric, Antoine poursuit son chemin dans les pierres, et finit par repérer une chèvre et son chevreau, seuls dans un pierrier. Après une longue approche, il peut tenter sa chance à 200 mètres. La première tentative est manquée, mais le chevreau se dévoilera à nouveau plus haut, sur les crêtes, offrant ainsi une nouvelle opportunité de tir qui sera cette fois couronnée

de succès.

Partis sur un secteur plus difficile, celui de Chaillol, Charles et Eliott ont pu observer de nombreux animaux. Après une longue approche sur un chevreau, Charles n’a pas le temps de tirer. Plusieurs chevrées sont observées, ainsi que plusieurs boucs, mais les conditions météorologiques compliquent sérieusement la donne. En fin de journée, un gros chevreau solitaire laisse une dernière chance aux deux jeunes chasseurs. Charles saisit sa chance sur l’animal, dans une situation de tir peu académique : quarante mètres seulement, mais à bras francs, avec le stress, le froid et la buée dans la lunette. L’animal s’en tire sans dommage. C’est autour d’un bon feu de cheminée que nous avons pu débriefer cette superbe mais difficile première journée, en bonne compagnie puisqu’accompagnés de nos guides et d’autres chasseurs.

C’est aux aurores que Charles et Eliott sont repartis le lendemain matin chasser dans une couche de neige fraîche. Des animaux seront encore observés, mais aucun tir ne sera possible. De son côté, Antoine a pu suivre toute la journée un chasseur de tétras-lyres. L’occasion de découvrir une chasse aussi exigeante que passionnante. Des oiseaux seront repérés de loin, sans possibilité de les tirer, malgré le travail acharné de trois setters anglais.

Au cours du dernier dîner au coin du feu, une nouvelle fois en bonne compagnie, nous avons pu ressentir, au terme de cette expédition, la chance qui était la nôtre d’avoir pu goûter à cette chasse d’exception. Il ne nous restait plus qu’à préparer le seul chevreau prélevé, et à rentrer, après avoir chaleureusement remercié Thierry Anel, responsable ONF qui a coordonné notre venue. Nous tenons également à remercier l’ensemble des guides ONF, la Fédération des Chasseurs des Hautes-Alpes et Johan Lafont, qui ont contribué à la réussite de ce séjour !



0 vue